Si Zcash (ZEC) a figuré parmi les gagnants de 2025, 2026 pourrait finalement être l’année de Monero (XMR).
Plusieurs facteurs montrent en effet que XMR a le potentiel de devenir l’un des meilleurs actifs crypto en 2026. Cependant, ces mêmes caractéristiques en font également un actif assez sensible, car elles peuvent exposer les utilisateurs et les investisseurs à des risques juridiques.
Demande stable de transactions on-chain sur plusieurs années
Le premier catalyseur vient de la demande on-chain pour les transactions en XMR. En effet, cette tendance ressort clairement des données blockchain. Les données de Bitinfocharts suivent le nombre de transactions quotidiennes des trois principales pièces de confidentialité, ou privacy coins, sur près de trois ans.
Les volumes de transactions pour ZEC et DASH ont explosé au quatrième trimestre 2025, avant de chuter brutalement. En revanche, le nombre de transactions XMR est resté stable depuis de nombreuses années consécutives.
Une demande stable offre une base solide pour la croissance et la stabilité sur le long terme. Cela diffère fondamentalement d’une croissance soutenue par l’engouement et la spéculation à court terme. Par ailleurs, de récents rapports suggèrent que sur des périodes longues, XMR affiche un volume de transactions et une activité utilisateur plus importants que ZEC et DASH.
Monero peut éviter les risques liés à Zcash (ZEC)
Le deuxième catalyseur provient des signes d’une forte et constante activité des développeurs autour de Monero.
Contrairement à de nombreux projets, Monero (XMR) n’est pas géré par une structure formelle. En effet, une communauté décentralisée de chercheurs, développeurs et bénévoles entretient et développe le protocole.
Cette organisation aide XMR à éviter les risques similaires à ceux rencontrés par l’équipe de développement de ZEC. De nombreux investisseurs estiment que ce facteur pourrait soutenir de nouveaux sommets de prix. Ce point prend d’ailleurs une importance toute particulière à mesure que les investisseurs se détournent des actifs qui présentent des risques de gouvernance centralisée.
« XMR reste le plus intéressant des grands altcoins à surveiller pour le futur proche, [avec] un historique de dix ans d’utilisation réelle comme monnaie privée, et non comme simple objet de spéculation. XMR évite également la menace corporative que connaît ZEC. Un franchissement au-dessus des plus hauts historiques favoriserait une forte hausse », a déclaré l’investisseur The Crypto Dog dans un post.
Les données Artemis montrent également que le nombre hebdomadaire de commits des développeurs principaux de Monero a atteint 400 fin décembre dernier, établissant un record absolu.
Ce signal montre la forte implication de la communauté de développement et pourrait renforcer la confiance des nouveaux investisseurs.
La confidentialité au cœur de l’ère de la déclaration fiscale crypto
Le troisième catalyseur vient de la hausse de la demande pour la confidentialité, ce alors que de nouveaux cadres de déclaration fiscale crypto entreront en vigueur en 2026.
Un rapport de BeInCrypto indique en effet que la nouvelle directive européenne DAC8 sur la transparence fiscale des actifs numériques est entrée en vigueur le 1er janvier 2026. Cette règle impose aux exchanges, courtiers et dépositaires de déclarer aux autorités fiscales nationales des informations détaillées sur les utilisateurs et les transactions.
« Monero (XMR) est un véritable cauchemar pour les autorités fiscales. Il a été conçu dès le départ pour résister au traçage grâce à des signatures en anneau, des transactions confidentielles et des adresses furtives », a déclaré l’investisseur CR1337 dans un post.
Utiliser XMR pour dissimuler des transactions pourrait toutefois être considéré comme illégal dans de nombreux cadres réglementaires. Malgré tout, cela témoigne bien d’une demande existante sur le marché.
Cette dynamique évoque les deux faces d’une même pièce : à mesure que la pression réglementaire s’accentue, la demande pour les outils de confidentialité augmente aussi. Un marché pour Monero continue donc d’exister, tant que l’actif procure une réelle utilité en accord avec les besoins de ses utilisateurs.
Toutefois, le fait d’agir à l’encontre de l’autorité et des intérêts des gouvernements expose également les utilisateurs de XMR à des risques juridiques.



