PARTIE 2 : HISTOIRE DE L’ÉCONOMIE

  • Environ 700 ans avant JC les souverains purent imposer l'usage de la monnaie comme moyen de paiement sous la forme d'un objet dont ils revendiquent l'exclusivité de la production. Et à l'heure actuelle, la monnaie se présente sous la forme de pièces d'or, d'argent, de cuivre et qui servaient de paiement à leurs soldats qui menaient des guerres pour conquérir de nouveaux territoires.

  • Ainsi, pour obtenir de la nourriture et du matériel, les soldats imposaient de force aux paysans et aux commerçants cette monnaie en guise de paiement. Puis le pouvoir récupérait ensuite cette monnaie lors de la collecte des impôts. Très vite, comme tout le monde devait disposer de cette monnaie pour payer ses impôts, elle est devenue le nouveau moyen de règlement des dettes. L’argent voit alors le jour. Il était accepté comme moyen de paiement et répandu dans toute la communauté. Les souverains pouvaient donc acheter de la nourriture, des biens, etc. grâce à l'argent qu'ils produisaient eux-mêmes. C’était l’époque de la servitude pour dettes.

  • Ceci explique comment le système monétaire a été créé par des souverains pour extorquer une partie de la production aux populations tout en vivant bien et en s'habillant sans faire le moindre effort de travail. C’est selon ce principe que se sont construits les empires. Historiquement, le troc n’était pratiqué qu’en période d’instabilité, de guerre et de crise, lorsque les citoyens manquaient d’argent. Au Moyen Âge, avec le développement du commerce, les métaux précieux comme l’or et l’argent sont devenus une monnaie internationale. Il était risqué de posséder et de transporter ces métaux précieux. Nous risquions de les faire voler. Dès le XVIIe siècle, les marchands commencent par confier leurs métaux précieux à des orfèvres. En échange, ces orfèvres leur remettaient un récépissé ou un certificat de dépôt nominatif comme preuve de dépôt de métaux précieux les concernant, qui permet aux déposants de venir récupérer leurs métaux précieux à tout moment.

  • Ainsi lors des retraits ces derniers demandent une petite somme pour le service de stockage rendu puisqu'ils veillent sérieusement à ce que ces métaux soient bien conservés en coffre-fort.

  • En évoluant ainsi, ces certificats sont devenus non nominatifs. Ils portaient désormais le poids du métal qu’ils représentaient simplement. Alors très simplement, les commerçants ont commencé à se payer non pas forcément en métaux précieux mais avec ces certificats. C'était les débuts du papier-monnaie.

  • Aujourd'hui, les orfèvres ont constaté que les marchands laissent traîner leurs métaux précieux dans leurs coffres ; ils eurent l'idée de prêter ces métaux à d'autres marchands pour qu'ils puissent développer leur commerce. Mais plutôt que de prêter ces métaux, placés dans leur coffre-fort, ils ont préféré délivrer des certificats. Lorsqu'ils remboursaient leur dette, ils rendaient les certificats et payaient les intérêts, ces certificats étaient toujours détruits immédiatement. après paiement. Les orfèvres commencèrent à imprimer beaucoup plus de certificats que de métaux précieux disponibles dans leur coffre-fort, pour les prêter à d'autres, etc.

  • Cette pratique leur permettait de s'enrichir en multipliant les intérêts reçus. Et comme la possibilité d’échanger du papier-monnaie contre des métaux précieux était acceptée par les commerçants comme moyen de paiement, les orfèvres pouvaient l’imprimer pour leurs propres besoins. Alors tant que les emprunteurs et les déposants n'arrivaient pas tous en même temps pour demander les échanges de leur certificat contre l'équivalent en métaux précieux, leur petit tour de magie pour s'enrichir restait secret. Aujourd'hui, ces métaux précieux sont remplacés par des monnaies centrales. Avec l'avènement de la république et de la démocratie, c'est bien le code législatif qui rédige la loi au nom du peuple et des Etats.

  • Les nations ont leur propre monnaie créée par la banque centrale. La loi dit que chaque citoyen a intérêt à accepter cette monnaie nationale comme moyen de règlement de ses dettes. C’est pourtant ce qui donne cours légal à la monnaie. Cette monnaie est appelée fiduciaire, du latin fiducia qui signifie confiance. Le système bancaire et la politique monétaire de l’époque ont donc été mis au jour et sont le résultat de ce petit jeu d’orfèvre au fil du temps.

  • Au temps des orfèvres, où les commerçants se payaient en métaux précieux, c'est comme aujourd'hui, nous et les commerçants payons nos biens et services dans la monnaie centrale des billets de banque. Ensuite, lorsqu'ils étaient payés avec des certificats, c'est comme lorsqu'aujourd'hui, nous payons les commerçants par transfert d'argent scripturaire de notre compte bancaire vers celui du commerçant.

  • Et il faut aussi rappeler que lorsque les orfèvres faisaient des crédits, ils délivraient bien plus de certificats de dépôt que de métaux précieux disponibles dans leur coffre-fort. Lorsque les commerçants sont venus les rembourser, ils ont détruit ces attestations. C’est la même chose aujourd’hui avec l’argent des banques privées. Lorsqu’une banque accorde un crédit, elle crée à partir de rien de l’argent scripturaire sur un compte. Et il crée bien plus que ce qu’il a de monnaie centrale dans ses coffres. Et lorsque le client à qui elle a accordé le crédit parvient à rembourser son crédit, elle détruit cette monnaie scripturaire créée qui était justement destinée à créditer le compte de ce client. Disons que cela s’appelle création monétaire et destruction monétaire.

  • Comme l’argent scripturaire est accepté comme moyen de paiement, les banques peuvent également créer de l’argent à partir de rien pour couvrir leurs dépenses, car elles ont la possibilité de s’accorder du crédit. Donc cette politique monétaire des banques centrales et des banques privées dont le but est l'intérêt donne naissance à une économie inflationniste maintenue autour de 2%. Lorsque cette inflation parvient à dépasser la barre de cette normalité de 2%, le système économique commence à connaître des difficultés de stabilité telles que. L’inflation en est donc la cause et les conséquences sont multiples et drastiques. Bitcoin, qui se veut révolutionnaire dans ce secteur bancaire, peut-il être la solution à toute cette histoire de manœuvre bancaire ?